
Un dossier, publié par le journal "les Echos" (www.lesechos.fr), dans son édition du 28 décembre, est hélas trop passé inaperçu, en cette période de trêve des confiseurs.
Il relate que près de 100 000 emplois ont été perdus en France ces 3 dernières années, confirmant un processus inéluctable de désindustrialisation du pays.
880 fermetures de sites industriels ont été constatées, là où seulement 494 créations de sites étaient simultanément annoncées, soit un solde négatif de 386.
Les prévisions d'organisations internationales, telles que l'OCDE, laissent présager un constant recul dans les 20 prochaines années du rang de la puissance industrielle qu'est encore la France, 5ème mondiale aujourd'hui, mais qui devrait atteindre le 20ème rang en 2050.
L'érosion est constante, favorisée par des coûts salariaux excessifs, qui plombent la compétitivité de nos entreprises, et, ajoutent "les Echos", "des produits milieu de gamme qui peinent à s'exporter et une innovation insuffisante".
Il est vrai, les créateurs d'entreprises en font le constat amer, que fonder sa société en France aujourd'hui, quoi qu'en disent les discours officiels, c'est s'exposer au poids écrasant des charges qui plombent d'emblée la dynamique qui animent les innovateurs, les inventeurs de concepts, les dizaines de milliers de détenteurs de talents, désireux de tenter leur chance et de créer de la richesse et de l'emploi.
Seul, un allègement puissant, voire une exonération des charges pesant sur les sociétés durant les deux ou trois années suivant leur c'réation serait de nature à permettre de redonner de l'élan à l'économie française.
Mais, chacun sait que l'endettement du pays, abyssal, ne permet plus à l'Etat, embourbé dans une situation critique, qui est, mutatis mutandis, comparable à celle d'un ménage surendetté, ne permet pas d'envisager une mesure aussi radicale, à l'heure des plans de rigueur en cascade, appelés à se succéder dans les années à venir.
Comment dès lors ne pas redouter que le processus décrit par "les Echos" ne soit appelé à se poursuivre et à s'amplifier inexorablement, conduisant nos jeunes élites, issues de nos établissements supérieurs, à s'expatrier pour trouver ailleurs qu'en France, la capacité à créer de la richesse, à réaliser des profits, à créer des emplois qui ne soient pas d'emblée grevés par le poids des charges ?
On attend avec scepticisme des candidats à l'élection présidentielle des propositions destinées à enrayer ce phénomène, sachant bien que nos vieux Etats européens et leurs dirigeants de plus en plus dessaisis de leurs pouvoirs par la mondialisation de l'économie ne sont plus l'échelon pertinent de mise en place des solutions efficaces.
Eva JOLY, la pourfendeuse de la corruption en France, la moralisatrice en chef de la campagne présidentielle, la candidate à la magistrature suprême qui s'érige d'abord en juge du comportement des autres candidats, ferait bien de balayer devant sa porte !
Ses confrères magistrats de la Commission Nationale des Comptes de Campagne viennent de sévèrement étriller son parti, Europe Ecologie Les Verts (EELV), dans leur rapport annuel sur le financement des partis. Une suspicion d'astuce comptable portant sur la modique somme...de 2 820 167 € y est relevée : inscrite dans les comptes d'EELV sous la rubrique "autres recettes", elle a permis aux verts de faire payer des "prestations intellectuelles" non quantifiables et incontrôlables aux dires mêmes des magistrats de la Commission nationale, dont le volume (artificiellement gonflé ?) aurait permis de majorer l'aide publique allouée au parti écologiste.
Les commissaires aux comptes d'EELV ont émis des réserves qui ont alerté la Commission Nationale et constaté (cf. "le Monde" en date du 30 décembre, page 9 : www.lemonde.fr) que "des problèmes d'organisation" interne à cette formation politique ne leur avaient pas permis d'effectuer pleinement leur mission...
Dès son XIIIème rapport annuel, paru en mai dernier, visant directement cette pratique d'opacité, les magistrats de la Commission Nationale des Comptes de Campagne écrivait qu' il "serait paradoxal d'admettre que, étant susceptibles de bénéficier de l'aide publique, les partis politiques puissent par ailleurs se procurer des fonds payés par le contribuable sur des dépenses remboursées aux candidats".
Madame JOLY, chevalier blanc à lunettes rouges, est curieusement restée bien silencieuse, depuis la révèlation de cette pratique interne à son parti.
De même que ses soutiens, y compris les plus acharnés à dénoncer l'absence de transparence des pratiques politiques françaises : on pense par exemple à l'énergumène Pierre MATHON, ex-élu municipal de Seine-Saint-Denis, blogueur acharné (www.bagnoletenvert.com), donneur de leçons permanent, insinuateur professionnel, spécialiste de l'amalgame...Seul l'ineffable Jean-Vincent PLACE, ci-devant Sénateur de l'Essonne, a déclaré au journal "le Monde", en guise de justification : "nous n'avons pas suffisamment développé nos structures de contrôle, nous devons faire preuve de davantage de contrôle".
L'arroseuse et ceux qui lui tiennent le jet sont arrosés.
On s'en délecterait volontiers si tout cela ne démontrait en réalité la stupéfiante hypocrisie de ces moralistes de bazar.
Le législateur ne doit pas se transformer en censeur de mémoire. C'est l'affaire des historiens et des sciences humaines que de qualifier les comportements génocidaires qui ont, hélas, jalonné l'Histoire du monde.
Dès lors que le Parlement français, s’érigeant en historien, s'est arrogé le droit de qualifier tel ou tel de ces tragiques moments de l'Histoire du monde, sous prétexte de condamnation des génocides dans leur ensemble, il faut désormais s'attendre à ce que d'autres Parlements, ici et là, en Afrique, en Asie ou ailleurs, s'arrogent le même droit, par esprit de riposte, de qualifier de la même manière des pages dramatiques de l'Histoire, pour condamner qui le comportement des belges au Congo, qui celui des français à Madagascar ou au Sénégal en 1945. Les dirigeants turcs ne s’y sont pas trompés, eux qui, dès la semaine dernière, dénonçaient déjà « les comportements génocidaires de la France en Algérie ».
Madame Valérie BOYER, députée des Bouches-du-Rhône a ouvert la boîte de Pandore en rédigeant et en faisant voter sa proposition de loi, même s’il est inadmissible que celle-ci ait été l’objet de menaces inqualifiables qui appellent, elles, une sanction exemplaire de leurs auteurs.
Jour pluvieux de décembre, à Paris. L'heure est aux réminiscences de jours heureux d'été, passés en famille dans tel ou tel contrée de notre vieux pays, que nous aimons retrouver, dès les premiers beaux jours.
Ce soir, c'est à celui-ci que je pense :
Un ancien hangar à tabac où séchaient les feuilles, désormais livré aux poules, qui fientent sur la carrosserie d'une vieille 2cv poussiéreuse, garée là pour l'éternité paisible de ce petit coin de campagne périgourdine. On pense à son propriétaire, paix à son âme, semblable sans doute à mon oncle Georges VALANTIN dans les Monts d'Or, qu'on apercevait, c'était dans les années 60, cigarette roulée aux lèvres, dont la fumée le faisait cligner des yeux, grimpant la cote dans l'infatigable et à jamais irremplacé ronflement du moteur de la Citroën...
Il est dix heures : un coq déréglé continue de chanter; le soleil chauffe déjà les pierres jaunes immémoriales des maisons de Bitou que longent des chemins de poussière remués par le postier.
Grande fébrilité médiatique de Bernard-Henri LEVY depuis 24 heures pour danser sur le cadavre encore chaud de Mouammar KADHAFI...Danse du scalp de cet intellectuel salonard (je dis bien salonard avec un "n", qu'on ne se méprenne pas !), qui ne sont décidément éblouissants que dans l'art de s'approprier le bénéfice du sanglant lynchage en direct, vidéos de téléphones portables obligent, d'un colo......nel-dictateur de sinistre mémoire, certes, ou de tel ou tel autre de ses "collègues". La mort, fut-ce celle du plus sanguinaire des dictateurs ou meurtirers, n'appelle pas ce genre de gesticulations, indécentes. L'ineffable BHL, dont l'héroisme qu'il se plaît sans pudeur (ni ridicule) à rappeler dans ses multiples dégagements télévisés, a consisté à aller poser un pied à Benghazi après sa prise par les insurgés lybiens... pourrait peut-être aller faire maintenant un tour à Homs, en Syrie, ainsi qu'au Yémen, au Bahrein, en Corée du Nord, en Birmanie, au Soudan, eu où sais-je encore. Il a le choix des pays dictatoriaux, qui, hélas, sont en grand nombre sur notre planète. On en profitera pour prendre un peu de repos...
L'indécence judicaire atteint son comble, aujourd'hui, avec l'interview sur une page entière donnée par le procureur de Nanterre, Philippe COURROYE, au journal "Le Figaro".
Monsieur COURROYE est visé par une plainte au pénal et sera entendu fin octobre par un juge d'instruction parisien. Au lendemain de son audition, il "contre-attaque", nous dit le Figaro et "répond à ses détracteurs".
On avait déjà, hélas, pris l'habitude, depuis quelques années, de voir des procureurs de la République, au mépris de tout devoir de réserve, s'épancher dans les médias, s'exprimer sur nos institutions politiques et les relations entre les pouvoirs, au mépris du principe de séparation des pouvoirs, justement. On voit des procureurs de la République ou avocats généraux, en toute impunité, écrire alors qu'ils sont en fonctions, des livres dans lesquels ils évoquent des dossiers qu'ils ont eu à instruire, pour certains non encore clos.
J'en fis moi-même l'expérience, cité dans un livre qui fit au demeurant long feu, "Le devoir de déplaire", écrit par l'éternel procureur de Nice, Eric de Montgolfier. Imaginerait-on de grands médecins, écrivant des ouvrages dans lesquels ils citeraient nommément, pour commenter le traitement de cas cliniques, certains de leurs patients ?
Mais là, avec l'interview de Philippe COURROYE, on atteint des sommets : voilà un magistrat qui croise le fer avec l'un de ses collègues juges d'instruction à Paris, prend les devants de son audition en s'exprimant par voie de presse et en contestant par anticipation la validité d'une procédure que son collègue a mise en oeuvre et qui le vise. Il sait fort bien, Monsieur COURROYE, que le juge d'instruction qui l'a convoqué, ne pourra évidemment pas s'exprimer par voie de presse pour lui répondre d'ici à son audition.
L'objectif de COURROYE est clair : sous prétexte de s'insurger contre la volonté qu'il prétend deviner, de vouloir "le transformer en déliquant ppur lui nuire dans un contexte très particulier", c'est en réalité lui qui, par ses déclarations à un grand quotidien, cherche à discréditer par avance un de ses collègues juge d'instruction !
Quand le pouvoir politique aura-t-il enfin le courage de faire cesser ces épanchements médiatiques indécents, ces publications attentatoires à plusieurs grands principes de notre droit aussi bien qu'aux dispositions du code de procédure pénale applicables aux procureurs de la République (article 11 en particulier) ? Quand ? Quand interdira-t-on aussi à un procureur de la République de publier dans l'exercice de ses fonctions un livre dans lequel il évoque des affaires traitées dans son ressort ? Quand ?
L’élection sénatoriale est une alchimie. Xavier DUGOIN est un alchimiste. D’une campagne de plomb, il a su faire de l’or.
Alors qu’au printemps dernier, les perspectives de déroulement de la campagne électorale s’annonçaient ternes, il a su lui donner une incroyable vigueur.
L’énergie qui fut celle de ce Président du conseil général ayant donné à l’Essonne un nouvel élan entre 1988 et 1998, est intacte. Elle contraste avec l’atonie des campagnes de Serge DASSAULT et de Laurent BETEILLE, les sortants, qui semblent désarmés face à la mécanique DUGOIN, aujourd’hui à plein régime.
Avec DUGOIN, la notion de « métier politique » prend tout son sens : rien n’échappe à la sagacité de l’ancien maire de Mennecy, qui sait ne rien laisser au hasard, qui organise une campagne comme Bonaparte préparait une bataille : mouvement, vitesse, surprise, intuition.
Des 196 communes que compte l’Essonne, combien n’ont-elles pas été visitées, à l’occasion de ce scrutin, par l’ancien Président du Conseil Général ? Peu ou pas… Il a sillonné méthodiquement ce département qu’il connaît comme le paysan connaît chaque arpent de sa terre, cent fois retournée par sa charrue. Xavier DUGOIN est un laboureur : il sait creuser des sillons. D’ailleurs, quelle ville ou quel village de l’Essonne ne recèle-t-il pas la trace de son action à la tête de l’exécutif départemental, qui a pris fin il y a pourtant 13 ans déjà ? Bien peu sans doute…
En prenant l’initiative de proposer aux maires ce qu’il appelle « un grand oral » devant les majorités municipales, au cours duquel il expose sa perception du territoire essonnien et des enjeux de son aménagement futur, fait preuve d’une vraie technicité dans sa connaissance des dossiers d’actualité, affiche une vision politique départementale qu’on avait perdu l’habitude de rencontrer, Xavier DUGOIN a pris l’avantage. Les échos reçus de ces « grands oraux » sont concordants : il fait mouche, surprend ceux qui ne le connaissaient que par l’ouï dire de ses déboires passés, complaisamment véhiculés par quelques tenaces détracteurs, rappelle aussitôt aux élus de longue date, qui le connurent à l’hôtel du département, la réactivité et l’efficacité d’un homme qui sait décider, arbitrer, imaginer des solutions.
En près de 40 grandes rencontres ainsi conduites d’ici au scrutin, vrai marathon politique, il a généré une dynamique de campagne qu’aucun de ses concurrents n’a su ou pu susciter.
Quand un élu local quitte Xavier, dans un village de l’Etampois ou du Dourdannais, dans la vallée de l’Yvette ou aux portes d’Orly, à Paray-Vieille-Poste ou Savigny, il devine qu’il le reverra bientôt, que l’homme n’est pas du genre à lâcher prise, à se faire élire pour aussitôt être gagné par le confort du job ou être aux ors du Palais du Luxembourg ce que la mouche est à la lampe… Xavier DUGOIN est un personnage : incarnant l’Essonne des années 90, quand le département était à la recherche d’une identité qu’il a su révéler, et faisant montre aussi d’une vraie vision de l’Essonne à l’horizon 2020.
Janus bifrons, dont la silhouette, inchangée et mince, de cycliste inlassable évoque pour de nombreux essonniens les belles années 90, prospères, dynamiques, quand Chamarande renaissait, quand le Grand Dôme ouvrait ses portes, quand l’université d’Evry se constituait. Le fonds de commerce sénatorial de Xavier DUGOIN tient pour partie dans une sorte de nostalgie, sympathiquement ressentie quand on le croise, des dix Glorieuses essonniennes que furent les années de sa présidence. Il est là, assis près de vous, à une table de conseil municipal, l’agenda posé devant lui, ses fiches en mains, raturées, surchargées d’annotations, faites de check-list, de pense-bêtes, de notes prises en réunion, d’idées griffonnées à la hâte, dans une voiture, entre deux communes. Mais il tient aussi et surtout dans son inventivité politique, mise au service d’une ambition intacte : la notion de « parité réelle », dont il fait un engagement de campagne, est un coup de maître. Quand Serge DASSAULT, né en 1925, se propose aux suffrages pour un nouveau mandat de 6 ans…, Xavier lui, la soixantaine à peine franchie, annonce pourtant qu’il cèdera à mi-mandat son siège à Marianne DURANTON, de plus de vingt ans sa cadette et sa suivante de liste.
On peut faire confiance à Xavier DUGOIN : s’il a ainsi programmé son départ, c’est qu’il a déjà dans le viseur la prochaine cible de son incroyable tableau de chasse politique…
Le rapport de la Cour des Comptes sur la politique de sécurité de l'Etat entre 2002 et 2010 est objet de polémique.
Après le Ministre de l'Intérieur, qui, décidément, n'est plus le préfet de région que nous avions connu, si attentif à honorer de sa parole publique les plus hautes institutions de l'Etat, voici que des parlementaires, parmi lesquels d'anciens ministres, mettent en cause l'impartialité de la Cour, faisant mine de s'offusquer du contenu "partial" du rapport, pourtant publié après examen collégial de son contenu par l'ensemble des magistrats composant la Cour des Comptes, où toutes les sensibilités politiques sont représentées.
Au demeurant, ceux-ci, dans le respect de la déontologie qui est la leur, veillent à ne pas mêler à leurs délibérations leurs opinions.
Qu'on se souvienne ! Quand Philippe Seguin, jaloux de l'indépendance de la Cour des Comptes, s'exprimait au nom de l'Insitution qu'il dirigeait et présentait les rapports de la Cour, parfois très critiques, le choeur de ces parlementaires effarouchés ne s'entendait pas...
"1807", d'Yves Jégo vient de paraître. Nul doute que ce roman historique sera un des succès littéraire de l'été. Superbement édité par les éditions Timée, qui confirment une nouvelle fois leur qualité,
Et puis, ce rêve éveillé mis en forme d'un livre, d'un Napoléon Ier dans la cité des Doges va nous faire voyager dans le temps et dans l'espace européen du Ier Empire, au coeur de La Sérénissime.
"1807" d'Yves JEGO, éditions TIMEE, 21 euros TTC
Par 122 voix contre deux et six abstentions, une résolution accordant au Maroc le statut de "partenaire pour la démocratie" de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe siégeant à Strasbourg, statut créé en 2009 pour renforcer les liens avec pays non membres, a été approuvée ce mardi 21 juin.
Ainsi les parlementaires des deux chambres marocaines pourront désormais participer à l’ensemble des travaux de l'Assemblée de Strasbourg et intervenir lors de ses sessions plénières mais non de voter les résolutions qui y sont adoptées.
Au moment où Sa majesté le roi Mohammed VI entreprend une réforme constitutionnelle visant à renforcer les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre, acceptant ainsi de limiter les pouvoirs royaux et ses prérogatives, le royaume du Maroc, avant même que ce projet de réforme majeur n’ait été soumis à référendum, obtient une forme de reconnaissance de son cheminement démocratique vers une monarchie parlementaire à l’espagnole et s’engage à respecter les normes démocratiques du Conseil de l'Europe, ainsi que le demande explicitement la résolution de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.
Au demeurant, le président de la Chambre des Représentants du Royaume, par ailleurs secrétaire général de l'Union socialiste des forces populaires, Abdelouahed RADI, n’a pas manqué de souligner que cette réforme constitutionnelle " s'harmonise parfaitement avec (les exigences) contenues dans le projet de résolution" de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.
De son côté, le président de la Chambre des Conseillers du Royaume et président du parti Authenticité et modernité, Mohamed Cheikh BIADILLAH, considéré comme proche du Palais, a insisté dans son intervention sur les enjeux que constitue le rapprochement entre un régime chérifien évoluant vers un parlementarisme accru et une monarchie tempérée et les régimes politiques des pays membres de l’Union européenne, dont un certain nombre d’entre eux sont des monarchies parlementaires (Belgique, Pays-Bas, Suède, Espagne, Grande-Bretagne, etc.).
Si le député italien Luca VOLONTE (Centre), qui est l’auteur du rapport sur le projet de résolution octroyant ce statut au Maroc, a donné "acte des progrès qui ont été réalisés au Maroc", saluant "de façon positive les propositions qui ont été faites, portant réforme de la Constitution", on ne peut à mes yeux que regretter certains termes visiblement réservés de l’intervention du sénateur français UMP Laurent BETEILLE, lequel a estimé que la promotion d'un « new deal social paraît tout à fait nécessaire" au Maroc et déclarant attendre « une véritable réforme dans la lutte contre la corruption et l'affairisme ». Réserves surprenantes, quand on sait que :
- le Maroc bénéficie du statut avancé d’association avec l’Union Européenne depuis 2008 et que les sessions successives du conseil d’association tenues depuis cette date ont amené l’UE à reconnaître les progrès accomplis par le Royaume : la lutte contre la corruption et l’affairisme font partie intégrante des sujets suivis attentivement par ce conseil d’association,
- l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), lancée par Mohammed VI en 2005, a permis de s’attaquer résolument à la question des couches sociales défavorisées et des régions enclavées du Royaume. Le new deal social appelé de ses vœux par ce parlementaire français est déjà entrepris depuis 6 ans au Maroc…
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a néanmoins invité le Maroc à trouver "par des moyens pacifiques" un règlement pacifique au problème du Sahara occidental.
Une nouvelle fois en moins de quelques jours, le Maroc fait figure, grâce à l’annonce du référendum du 1er juillet et par cette reconnaissance accordée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de modèle dans le monde arabe.
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