Texte libre


                                                          Passerelles

"L'homme a fait les mots comme il a fait les ponts : pour enjamber. Comme il s'enchante des ponts, il s'enchante des mots, ouvrages d'art, mais beaucoup moins sûrs..."

Cette phrase magnifique de Roger Munier, qu'on peut découvrir dans "la Nouvelle Revue française" (n° 504, janvier 1995), peut être ici mise en exergue et  résumer l'esprit dans lequel ce blog a été créé, il y a déjà plusieurs mois.
Puissent les mots que j'y emploie, avec maladresse parfois, mais en tous cas avec l'envie de faire partager passions et émotions, convictions et découvertes, humaines, littéraires, philosophiques, historiques, et caetera... être sinon des ponts, du moins de ces passerelles de cordes et de planches, comme on en voit en montagne, qui semblent avoir été  lancées d'un bord à l'autre du torrent, tanguant au dessus du vide sous les pas du marcheur hésitant, mais qui font accéder à d'autres horizons, à d'autres paysages.
Alors, la création de vialattenblog n'aura pas été vaine...

Concours

Recommander

Bienvenue sur Vialattenblog

Découvrez ma "blogosphère", espace de réflexion , de commentaires et d'analyse, qui n'a d'autre ambition que d'exprimer avec spontanéité et franchise des idées personnelles sur l'actualité internationale, sur la vie culturelle et sur les questions de société qui font débat .
Mercredi 11 juin 2008
Je viens de lire "Dans l'ombre chaude de l'Islam" d'Isabelle EBERHARDT (1), plus parce que l'histoire de ce livre m'avait touché que par passion pour les récits de voyage qui, sauf intrusion du génie littéraire dans le texte, ont tendance à m'ennuyer.

Mais l'histoire du sauvetage des lambeaux du manuscrit de ce livre, retrouvé très endommagé parmi les effets personnels d'Isabelle Eberhadt, emportée par une crue de l'oued au bord duquel elle avait fait halte durant son exploration du Maghreb, est extraordinaire.

Son compagnon de route et collaborateur, Victor BARRUCAND, a travaillé sans relâche à la reconstitution de ce dernier manuscrit, et, là où les ravages causés par l'eau étaient irrémédiables, a reconstitué les paragraphes du texte disparus tels que, selon lui qui la connut si bien, elle les avait probablement écrits.

La résultante est fascinante et constitue un exercice littéraire à quatre mains, même si la plume d'Isabelle prédomine évidemment.

Ce petit livre ne saurait se resumer à un récit de voyage : il constitue un essai troublant de beauté poétique, de perspicacité psychologique dans les portraits.

Il est, plus de cinquante ans avant celui qui en portera  le titre sous la plume du talentueux Nicolas BOUVIER, un fabuleux précis d'"usage du monde", d'une rare densité.

BOUVIER a-t-il eu, avant d'entamer ses voyages ou à tout le moins durant sa vie, l'occasion de lire "Dans l'ombre chaude de l'islam" ?

A-t-il, comme nous, perçu la dimension testamentaire assez poignante de l'oeuvre, comme si Isabelle Eberhardt avait eu l'intuition de sa disparition prématurée ? "Demain je m'en irai vers d'autres paysages et qui sait si  reviendrai jamais dormir là, au pied de cette redoute dans ce décor qui m'a plu ?" écrit-elle (p.34) la veille de son départ de Bou-Ayech, situé à 35 kms de Béni-Ounif, aux confins algéro-marocains.

Il y a du Lawrence d'Arabie chez Isabelle EBERHARDT, déguisée en homme,  en pèlerin de l'islam, rebaptisée Si Mahmoud, endossant, à peine franchie la frontière marocaine, à KENADSA, l'habit traditionnel marocain, "quittant le lourd harnachement des cavaliers algériens pour la légère djellaba blanche, les savates jaunes qu'on chausse sur les pieds nus, et le petit turban blanc sans voile, roule en auréole autour d'une chéchia." (p.72).

À Béni-Ounif, où il se trouva une quinzaine d'années plus tard mon grand-père, Charles VIALATTE (2), jeune méhariste sur sa selle marquée de la croix du sud, en mission médicale, avait rencontré la légende de ce personnage fascinant, alors récemment disparu, mais déjà en cours de mythification localement, sans doute parmi ces peuplades nomades, chez les berbères, dont elle sait décrire avec tant de force d'évocation les modes de vie et la culture : "L'âme songeuse, insouciante et sensuelle des nomades monte en beaux chants sauvages, rauques parfois, comme des cris de chats dans la nuit, et parfois suaves comme la musique la plus douce. Ce sont des ondes de passion et de sentiment qui vont mourir sur la grande plage du ciel, et leur mélancolie déborde aussi mon coeur." (p.56).

Ce très grand texte est un prodigieux mélange d'anthropologie, de poétique des paysages, et d'une philosophie de l'existence qui perle au fil des pages et au hasard des paragraphes : ainsi (page 65) écrit-t-elle tandis qu'elle se trouve dans l'enceinte de la Zaouia à KENADSA, recevant l'hospitalité des marabouts pour quelques jours de repos et de méditation chez ces hommes de foi : "Je m'approfondirai dans les secrets de ma conscience tumultueuse. Les grands incendies qui nous enflamment de science, de haine et d'amour dormiront sous la cendre, je pourrai respirer ma vie d'un souffle égal". 

(Suite de l'article, prochainement, sur ce blog)


(1) "Dans l'ombre chaude de l'Islam" d'Isabelle EBERHARDT et Victor BARRUCAND, édition de poche Babel/Actes sud, n°  226
http://actes-sud.fr

(2)
On peut consulter la biographie du médecin général Charles VIALATTE sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Vialatte
Henri FOLEY et son disciple Charles VIALATTE ont notamment montré, à Beni Ounif-de-Figuig, comment on peut assainir complètement et définitivement une oasis saharienne et ainsi prévenir le paludisme.
Par Michel Bertrand VIALATTE - Publié dans : Carnets
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 juin 2008
Le site Web du "Figaro" ce soir et celui de l'hebdomadaire "Le Point" ce matin ont annoncé que, dans un réquisitoire en date du 22 mai, le procurueur de la République de Lyon, estimant "réunies des charges suffisantes" à l'encontre d'Éric de Montgolfier, avait demandé son renvoi devant un tribunal correctionnel.

Il n'est pas question ici, quoique le fait soit rarissime, de porter atteinte à la présomption d'innocence (même si cette préoccupation n'a jamais été le souci premier du haut magistrat qui fait ce jour la Une des journaux...) en portant des jugements de valeur sur les faits incriminés.

Il s'agit, on le rappelle, d'une affaire d'acte attentatoire à la liberté individuelle concernant un homme, fut-il délinquant, qui s'est suicidé durant une détention qu'il jugeait abusive puisqu'un juge avait en effet ordonné sa remise en liberté, laquelle n'a pas été suivie d'effet).

La vraie question qu'il est légitime de se poser est la suivante : pourquoi Monsieur Éric de MONTGOLFIER ne s'est-il pas appliqué à lui-même, spontanément, la règle qu'il a veillé à faire appliquer avec intransigeance aux fonctionnaires mis en examen dans le cadre de dossiers pénaux qu'il eût à traiter : à savoir quitter ses fonctions ?

La suspension de fonctions avec maintien d'un demi-traitement est appliquée en effet aux agents publics qui se trouvent mis en cause pénalement dans l'exercice de leurs fonctions.

Tel est pourtant bien le cas du Procureur de la République de Nice, qui a toujours affirmé vouloir donner l'exemple de la rigueur, de la probité, du respect de la règle de droit.

Or, en l'espèce, le procureur de Nice est toujours en poste, plusieurs mois après sa mise en examen et reste donc en capacité de requérir des mises en détention chaque jour dans le ressort de son tribunal ? Il est permis d'en être surpris, et d'attendre de madame Rachida Dati qu'elle fasse connaître sa position sur cette étonnante différence de traitement.
Par Michel Bertrand VIALATTE - Publié dans : vialattenblog
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 30 mai 2008
"Écrire, c'est ne pas avoir de territoire et bâtir son propre lieu."                       

"(...) la densité atomique de notre existence : chaque instant contient tous les autres."

Ces 2 citations de Christian BOBIN sont extraites de l'interview accordée par ce dernier à "la Vie" fin 2007 *.

J'ai pris l'habitude, au fil des ans et des multiples lectures générées par les abonnements que je souscris et les achats de quotidiens que j'effectue, de déchirer dans un avion ou un train tel article ou de découper tel autre avant de jeter un journal. Celui-ci, extrait de "la Vie", contient deux prodigieuses réflexions, comme rares sont les écrivains capables de les concevoir et ciseler.

Christian BOBIN est de ceux-là, capables de prendre par rapport au courant de la vie qui va, puissant, dangereux, la force intérieure qui lui permet d'y résister, et de forger ces pensées qui en font le disciple d'un Pascal, par-delà les siècles écoulés...


* Article et entretien intitulés "Christian Bobin Au jeu du miroir", propos recueillis par Marie CHAUDEY,
"la Vie", 2  décembre 2007
Par Michel Vialatte - Publié dans : "Le puits des citations"
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 29 mai 2008
On se souvient de l'attribution du prix Nobel de littérature, en 2006, à l'écrivain turc Orhan PAMUK.

Ainsi put-il connaître en France, alors qu'y faisait rage -cela n'a pas cessé ! - la polémique sur l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, une notoriété sensiblement accrue.

Il faut s'en réjouir et poursuivre les initiatives destinées à mieux faire connaître cet auteur exceptionnel.

La culture, et singulièrement la littérature contribuent à une meilleure compréhension entre les peuples : Dieu sait, celui des chrétiens comme celui des musulmans, et c'est le même, combien cela est nécessaire entre peuples d'europe et peuple turc !

L'oeuvre de PAMUK fait partie de ces ponts jetés par la littérature par-delà le Bosphore et même bien au-delà.

Les éditions FOLIO/Gallimard* nous donnent la possibilité d'une excellente introduction à l'oeuvre de PAMUK à travers l'édition en poche du "château blanc", écrit en 1984-1985, publié pour la 1ère fois en langue française en 1996, et dont un nouveau dépôt légal a été fait en 2007, à l'occasion d'une réédition.

J'ai relu ce chef d'oeuvre récemment, à la faveur d'un court séjour sous les cieux azuréens de Carqueiranne (Var), me confortant encore dans ma conviction qu'un grand livre se relit à différents âges de la vie, et qu'il nourrit son lecteur d'apports nouveaux, d'enrichissements intellectuels auxquels une précédente lecture ne l' aurait pas ouvert.

Au fond, "Le château blanc" peut être vu comme une allégorie de la problématique des relations européo-turques. 

En effet, les deux personnages centraux de ce magnifique récit, qui met aux prises un maître turc, proche du sultan dont il est un conseiller et son esclave italien, bel esprit vénitien capturé par des marins ottomans, est quelque part le traitement allégorique de la relation ambiguë, fascinante, faite d'admiration-répulsion, d'attirance réciproque et de crainte irrationnelle, mais aussi de proximité intellectuelle, de goût partagé pour le raffinement et les arts, l'esthétique et les sciences, qui rapprochent depuis des siecles turcs et européens.

Orhan PAMUK conduit cette proximité intellectuelle jusqu'à l'interversion des deux personnages dans leurs rôles et états respectifs, jusqu'à la substitution de l'un à l'autre, dans un processus d'interchangeabilité fascinant,permis par une troublante ressemblance physique.

Ce jeu des doubles, auquel conduit ce récit du XVIIème siècle que, dans une introduction à la J.L.Borges, PAMUKP fait retrouver par un narrateur au nom improbable (Farouk DARVINOGLOU) dans des archives de sous-préfecture turque en 1982, ne laisse pas de nous intriguer tout au long de son étrange déroulement.

Ce dialogue imposé par le maître à son captif, cette volonté du premier de puiser dans les ressources intarissables des connaissances et de la mémoire européenne du second, cette obstination à  les piller pour asseoir son ascendant sur le pouvoir dont il est le conseil, ce savoir extorqué dont il tire profit puissamment, mais qui lui fera perdre progressivement son identité propre et son équilibre intérieur, détruits par l'intrusion de l'autre en lui, sont au fond l'illustration romanesque du danger guettant une société turque européanisée au forceps, si elle rejoignait l'UE.

À l'inverse, la mithridatisation du brillant vénitien, qui se laisse progressivement gagner par l'invasion des us et coutumes, modes de pensée et de comportement ottomans, au point de parvenir à se substituer à l'autre, ne signifie-t-elle pas que l'Europe est exposée à un sort similaire, si elle venait à intégrer dans ses rangs la Turquie; que cette puissance et ses 110 millions d'hommes investiraient l'Europe et ses institutions au point d'en menacer l'identité fragile ? Voire y substituerait la sienne ? 

"Qu'importe de savoir qui on est ? (...) Ce qui est important, c'est de savoir ce que nous faisons et ce que nous ferons." fait dire Orhan PAMUK à l'un des deux protagonistes quelque part dans le livre.

Ainsi jette-il sur le concept d'identité personnelle (et/ou nationale ?) un regard sceptique, laissant penser que le faire prime l'être.

On touche là à la mise en cause, non sans une discrète mais perceptible ironie, du coeur du discours des anti-intégrationnistes, refusant la perspective d'une adhésion de la Turquie à l'UE au motif que celle-ci serait de nature à ruiner le processus de construction, déjà laborieux et difficile, d'une identité européenne; ou, pour d'autres, à mêler des cultures et des religions inconciliables.

La construction européenne, le faire européen, peut-il primer sur l'être, sur l'identité et conduire à l'inexorable entremêlement des identités, jusqu'à la l'interversion ?

La thèse est subliminale, sous-jacente au roman d'Orhan PAMUK. Telle est en tous cas l'interprétation qu'il est permis d'en faire, qui m'est venue à l'esprit durant cette relecture. 

Et vous, qu'en pensez-vous ? 


* "Le château blanc" d'Orhan PAMUK, édition FOLIO, n° 3291, 2007
Par Michel Bertrand VIALATTE - Publié dans : Carnets
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 28 mars 2008
COMMUNIQUÉ


Michel VIALATTE, ancien conseiller général du Doubs et conseiller municipal de Besançon, chef de cabinet de Christian BERGELIN au Secrétariat d’État auprès du premier ministre, chargé de la Jeunesse et des Sports de mars 1986 à mars 1988, exprime dans un communiqué :

« sa tristesse et son émotion à l’annonce de la disparition de Christian BERGELIN.

« Profondément attaché à sa ville de Gray et à son département de la Haute-Saône, Christian BERGELIN restera dans les mémoires comme un grand comtois, toujours soucieux dans l’exercice de ses responsabilités nationales et régionales de contribuer au développement de la Franche-Comté. De grandes infrastructures routières et des équipements sportifs d’intérêt régional lui sont dus.

Christian BERGELIN a su laisser aussi une empreinte forte au Ministère de la Jeunesse et des sports puisqu’on lui doit la mise en œuvre des  contrats bleus , 1ère généralisation des apprentissages artistiques et sportifs par aménagement du temps scolaire, la création du musée national du sport au Parc des Princes, l’opération Défis Jeunes ou l’inscription au rang de  priorité nationale de la lutte contre le dopage.

Le souvenir de cette haute et imposante silhouette, se déployant d’une voiture ou d’un avion ministériel pour aller avec chaleur à la rencontre des autres et notamment des plus humbles, restera dans tous les esprits comme un exemple d’humanisme et de dévouement.»
Par Rédaction de Vialattenblog - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 mars 2008
Monsieur Philippe Bilger, avocat général à la cour d'assises de Paris de son état, aime la communication.

Il l'aime passionnément, y consacre, à voir sa présence dans les media, un temps considérable, et paraît être un extraverti invétéré, sûr de ses avis,  de ses analyses, de ses jugements  : heureux homme.

Il a créé un blog, comme plusieurs millions de français.

Mais le sien, ouvert fin 2005, (comme le nôtre au demeurant), sort à ses yeux sortir de l'ordinaire, comme lui-même bien sûr (à ses yeux toujours...).

C'est pourquoi l'intéressé, faisant sa propre attachée de presse - on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même -, se prête à des interviews et portraits très "people" de sa personne pour le faire connaître et, ce partant, se faire connaître.

Amusant, cocasse même à observer, quand on sait que ce magistrat disert tombait à bras raccoucis
il y a quelques semaines sur la garde des sceaux, dans un article de ce blog, et lui faisait grief de la "peopolisation" de son comportement, de la diorisation de sa personne, à ses yeux attentatoire à la fonction de garde des sceaux (1).

La dernière en date des interviews de Monsieur Bilger était accordée ces jours derniers au "Figaro" (
www.lefigaro.fr) (2), qui a consacré au blog impérissable de cet éminent personnage la dernière page, entière, du quotidien, avec une grande photo.

On y voit cet auteur, qui s'est manifestement prêté  avec satisfaction, peut-être même gourmandise, à l'exercice photographique, installé dans le cadre très douillet, cosy, que dis-je bourgeois, de son intérieur parisien, manifestement spacieux, ce qui prête à sourire...de la part du contempteur récent de Rachida Dati,  jugée par lui trop attirée par le charme des robes et des salons.

L'intérieur cossu de Monsieur Philippe Bilger, qu'il a laissé volontairement  livrer au regard du lecteur, est chargé en tissus, étoffes, velours et coussins blancs soyeux bourrés de plumes de canard, qu'il n'a pas résisté à l'envie de faire découvrir au plus grand nombre, par altruisme, sûrement.

Nous lui en sommes infiniment gré, comme on l'imagine...

La fonction d'avocat général, grâce à de telles exhibitions, s'en trouve de toute évidence réhaussée : on sait désormais, information essentielle, dans quel salon se concoctent les réquisitoires de ce magistrat.

Il faut, de préférence à toutes autres donc, lire avec assiduité les pensées et libres opinions sagaces nées sous la plume de Monsieur Bilger, sur son blog :
http://www.philippebilger.com 

Dans son cadre intime, enfoncé dans les coussins de plumes de ses canapés, il les médite et les mûrit; on en tire une impression, sûrement fausse : tout est plume chez cet homme-là.

Philippe Bilger, homme de plume(s).

Lui, le "blogueur flingueur" comme le baptise le "Figaro", rédige, y lit-on, "tous les 2 à 3 jours des billets assassins".

Avec Bilger, de petites férocités bi-hebdomadaires volètent sur la toile.

Allergiques à la plume s'abstenir...      




(1) Chacun aura apprécié évidemment la délicate attention d'un magistrat, ainsi exprimée à l'égard de son ministre de tutelle, dans une publication -la sienne- nonobstant tout devoir de réserve, lequel est applicable par exemple à un principal de collège,  sanctionné en 2007 par son ministère de tutelle pour avoir tenu un blog, mais ne l'est manifestement pas à un procureur exerçant la fonction d'avocat général...
(2) "Bilger, avocat général et blogueur flingueur" portrait de Bertrand de Saint Vincent, in "Le Figaro" du jeudi 20 mars 2008, page 16.
- Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 25 mars 2008
Ouf ! J'ai enfin réussi à finir durant ce long week end pascal le livre "Retour en terre" de Jim HARRISON (*).

Mon premier livre de HARRISON, et sans doute le dernier, encore que j'aie la fâcheuse habitude de m'entêter à lire d'autres ouvrages d'auteurs m'ayant initialement rebuté, alors même qu'ils sont considérés comme des maîtres. Je me culpabilise en effet, me convaincant d'avoir mis à côté de la plaque et d'être passé à travers le texte en lecteur dilettante ou inattentif sans voir des pages essentielles.

Bien sûr, il y a dans "Retour en terre" des passages, qu'avec mon indécrottable manie de souligner au crayon des paragraphes ou phrases ayant retenu mon oeil de lecteur blasé et trop peu enclin à l'enthousiasme, j'ai repéré : ils m'aident, lorsque, le livre terminé, je le feuillète une ultime fois pour, tel le vieux chien, en renifler les odeurs les plus tenaces...

Là, les odeurs sont des odeurs de mort annoncée, ça sent le médicament, l'organisme humain en relâchement final,  puis le phénobarbital au bord de la fosse en forêt où Donald, personnage central du roman, va se coucher sur son lit de branches de cèdre et se livrer à une euthanasie mêlée de rite indien.

Tout cela est un peu mélangé aux odeurs de foutre et d'alcool, émanant de l'entourage familial du susdit Donald où l'on baise et l'on boit beaucoup; lequel Donald, gagné par les réminiscences pre mortem, se rappelle et écrit les multiples et touchantes scènes de sa vie fusionnelle avec Cynthia.

Chère Cynthia, couchée près de Donald , sur les branches de cèdre, au fond de la fosse, au moment de l'endormissement final...

Je vois déjà la scène de film, insoutenable et déchirante, qu'un cinéaste américain nous fera bientôt, oscarisée aussitôt.

Je relis, presque avec gêne ou honte, ce que je m'étais efforcé de souligner dans ce livre  :

" (...) le rythme primitif de la marche avait tendance à ravir l'esprit." (p.126);

"Sans cesse et jusque dans le sommeil, nous essayons de nous habituer aux caprices de notre esprit." (p.175);

"Je reste à un endroit parce qu'il s'empare de moi." (p.223);

"La mort est d'une insupportable grossièreté." (p.255) (waouhhh !!!);

"L'aura psychologique qui entoure le terme dépression empêche d'en imaginer les innombrables variétés, mais en tout état de cause il s'agit toujours d'une infirmité circulaire." (p.257).

Bon, "charité bien ordonnée commence par soi-même", je retrouve quand même un ou deux passages ou formules que je ne regrette pas d'avoir cochés :

"Notre silence en forme d'impasse émotionnelle..." (p.107);

"Peut-être devrait-on enseigner à l'école la nature du chaos historique. Quoi qu'il en soit, la pression, le fardeau, l'hubris consistant à essayer d'imposer de force et pour la seconde fois ma logique frelatée à l'immensité informe de l'histoire me met de nouveau la tête à l'envers À la moindre occasion, ma vie émotionnelle ridiculise mes efforts; ainsi lorsque j'émerge de mes bouquins et de mes notes, je suis écoeuré Je sors sur la véranda du chalet et soudain un simple moustique, le dernier rescapé de l'automne, me paraît beaucoup plus intéressant que la plus prétentieuse de mes cogitations, et puis la présence de la rivière est si forte que mes sens laissent mes pensées en plan, loin derrière moi, la où je commence à croire que se situe leur vraie place (..)" (p.172).

Encore que...     

Il m'aura donc fallu 5 mois pour achever laborieusement ce bouquin, pourtant bien édité chez Christian Bourgeois et dont la traduction de l'anglais (américain) par Brice MATTHIEUSSENT est considérée par les spécialistes comme de grande qualité. Je ne peux donc pas même soupçonner une traduction aléatoire ou imparfaite pour m'expliquer la décevante impression que me laisse " Retour en terre".
 

(*) "Retour en terre" de Jim HARRISON, éditions Christian BOURGEOIS, collection "Fictives" dirigée par Brice MATTHIEUSSENT, 2007, 325 pages, 2€
(http://www.christianbourgeois-editeur.fr)
  
Par Michel VIALATTE - Publié dans : Carnets
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 19 mars 2008
La mort, petit à petit, fait son oeuvre, inexorablement, comme les vagues, balayant la grève.

Cette semaine, trois disparitions m'ont conduit à revisiter par la présence, la pensée ou l'évocation des hommes que tout a opposé ou que la vie a exposé à des événements inouis.

Par la présence, ce fut Henri d'Armagnac que je n'ai pas personnellement connu, mais dont le fils m'est professionnellement et amicalement proche. Par la pensée, ce fut  l'ancien sénateur Maurice Lombard, dont le fils est un ami de longue date. Enfin, par l'évocation, ce fut Lazare Ponticelli, dernier poilu de la Grande Guerre.

Le premier a vu sa vie profondement perturbée par l'engagement qui fut le sien en faveur de l'Algérie française :  adversaire des  gaullistes, il entra dans la clandestinité pour s'opposer à l'indépendance algérienne et connut la prison, comme beaucoup d'autres, pour avoir défendu par les armes sa croyance en une terre algérienne amarrée à la Nation.

Issu d'une très vieille famille française, où l'ancrage aux terres acquises par la conquête et le combat puis enrichies par le travail des hommes est hérité, nourrissier, génétique, la perspective de perdre l'Algérie conquise en 1830 était inacceptable, comme le fait d'abandonner à leur sort les harkis.

Il connut une seconde vie dans le journalisme, où il mena une carrière talentueuse de specialiste des questions économiques.

Le second, résistant et gaulliste de la première heure, connut les géoles allemandes, les sévices et l'horreur de la deuxième guerre mondiale avant de marquer profondément de son empreinte l'histoire politique de ce département béni des dieux qu'est la Côte d'Or, aux cotés de Robert Poujade, sous la Vème République.

Lui aussi était ancré avec force à sa terre natale, cette force presque tellurique qui unit les hommes, en Bourgogne, à leurs villages, à ces parcelles reçues de leurs pères, dont le souvenir donne la force de tenir, dans l'épreuve qui en éloigne.

La mort est venue cueillir, à la même heure, ces deux hommes qui, au-delà de ce qui les opposait sans qu'ils se connussent, ont nourri leur idéal, leur élan vital, d'un même substrat, d'un même terreau, le culte de la France universelle, celle des Capétiens et celle d'après, celle du XXème siècle notamment où le comte et le prêtre, le paysan et le rentier, unis dans le sacrifice, connurent la boue des tranchées puis la clandestinité des maquis.

Nous fûmes leurs fils chéris, eux qui partent les uns après les autres, emportant dans leurs cercueils les ultimes témoignages des meurtrissures, des déchirures, des fiertés qui furent les leurs.

À nous leurs fils, quelless qu'aient été leurs convictions et leurs luttes, leurs oppositions, leurs convictions; à nous, qui vivons ensemble la mort lente de ce qui fut l'âme de leurs combats, même opposés, c'est-à-dire la Nation, dont la notion même aujourd'hui est au mieux un concept historico-juridique quasi-impalpable pour des étudiants en droit ou en histoire; à nous qui vivons ensemble la construction de la France de demain ou du moins de ce qu'il en restera, de dépasser désormais les clivages anciens.

Il s'agit désormais de porter sur leur engagement un regard conjoint, qui,
sans conduire à renoncer à perpétuer la mémoire familiale, fasse abstraction des meurtrissures du passé pour aller à l'essentiel, c'est-à-dire aux fondements de leur engagements parfois si contraires. Il faut que nous allions en commun puiser à cette même racine  qui alimenta leur foi en l'avenir, leur croyance en une forme de pérennité du miracle français, ce mélange hétéroclite, multiracial, universaliste, générateur d'invention, de talent et de panache, constamment renouvelé, fait de femmes et d'hommes dont il nous arrive, parfois, de douter.

Cette racine puise la ressource avec laquelle de nouvelles branches poussent sur le vieil arbre national, défiant le temps.

Et c'est là où Lazare Ponticelli intervient : lui, le petit italien de 9 ou 10 ans, engagé comme son frère dans l'armée française en 14 parce qu'il était normal à leurs yeux de rendre à la France ce qu'elle leur avait offert, donna l'exemple de ce que cette Nation était "une âme, un principe spirituel" comme l'écrivit Ernest Renan, et qu'elle était - et reste ?- un creuset.

Mais, au sortir d'une guerre effroyable, Lazare Ponticelli ne cessera, pensant au dernier râle de ses camarades morts, de souligner l'absurdité de la guerre et l'utilité d'une Europe dont la finalité serait le dépassement du concept de Nation pour tendre vers un concept de substitution, celui d'identité européenne.

L'ultime hommage rendu à cet italien devenu français, qui aura été jusqu'à son dernier souffle, un témoin intransigeant de l'effroyable gâchis humain de la guerre et un avocat de la réconciliation entre les peuples, invite les fils que nous sommes à porter ensemble, quelles que soient nos histoires familiales, un regard distancié sur les passés de nos pères, au-delà de la fidélité que nous leur devons, et à identifier ensemble les valeurs communes qui donnent au concept de Nation sa dimension contemporaine.

Mais au fait, quelle peut bien être cette dimension contemporaine de la Nation ?

Comment rebâtir le concept autour des réalités humaines et territoriales de la France d'aujourd'hui, celle des cités et celle des villages déserts, urbaine et multiraciale ou rurale et traditionnelle, si lasse ici, figure marquée par les siècles, ridée et le souffle court, touchante et immensément digne dans cette lassitude des crépuscules mais en même temps inventive là, prodigieusement créative, laboratoire d'idées neuves pour un monde en quête permanente d'innovation, dans lequel ses 60 petits millions d'habitants, moins de 1% de la population de la planète, continuent toujours d'étonner, mus qu'ils sont par une énergie incroyable, dont la source paraît loin d'être tarie.

Comment en faire un concept euro-compatible, c'est-à-dire le rendre porteur de valeurs en lesquelles pourraient se reconnaître d'autres européens ?

Voilà qui mérite, plutôt que de gloser à l'infini sur le devoir de mémoire, que nous nous attelions à redonner ensemble une dynamique au mot Nation...
               
Par Michel VIALATTE - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 6 mars 2008

Ce qu'il y a de bien, avec Alvaro URIBE, c'est sa délicatesse. Il a le physique d'un homme urbain, l'allure mince, la lunetterie chaussée sur son visage de technocrate lui donne un air sérieux et maitre de lui-même. Voilà qui contraste avec son voisin vénézuélien, bouillant, bolivarien, amateur des rouge sang, des diatribes d'inspiration castriste, des scènes de foule dont il est le catalyseur.

On imagine Monsieur URIBE regardant avec une  satisfaction maîtrisée  ces images de télévision où se voyait, montré en spectacle à l'opinion publique internationale comme un sanglier troué de balles à ailettes, Raoul REYES, n°2 des FARC, dont le cadavre était exhibé par des colombiens des forces spéciales, porteurs de masques blancs, tant le cadavre puait sans doute déjà fortement... L'image a rappelé étrangement à certains celle de Che Guévara mort, dont des soldats déplacaient le corps, touchaient la tête, sous l'objectif des caméramen. 

On ne saurait imaginer bien sûr que Monsieur URIBE, propre sur lui, impeccable, ait pu donner la consigne, non bien sûr, de laisser se dérouler une exhibition que le patron des FARC, dans sa jungle, a dû visionner plusieurs fois, pour bien se convaincre du message qui lui était adressé ainsi, par celui dont le père a été tué par les FARC et dont la motivation est claire : liquider la guérilla jusqu'au dernier de ses combattants, pour laver la mort du padre...Compréhensible, ou, plus exactement humain, trop humain.

Bien sûr, le sort d'Ingrid BETANCOUR, dans un tel contexte, ne peur relever que de l'épiphénomène...pour un président colombien dont le moteur est l'éradication de la guérilla, quel qu'en soit le prix.

Face à cela, que nous reste-t-il, nous français, pour parvenir à une solution humanitaire pour Ingrid ? Evidemment, la réponse est à Caracas, à Quito, à Brasilia, et certainement pas au palais présidentiel de Monsieur URIBE, où le parfum de cadavre de REYES flotte encore sur les tenues des officiers venus au rapport, venus donner les détails, les uns en espagnol, les autres en américain, perhaps ?


------------------------------------------------------------------


L'élection en Russie de Dimitri MEDVEDEV a été saluée par un communiqué de la présidence de la République évoquant, de mémoire, une "élection convaincante". Assez bel exercice diplomatique, qui, en deux mots, pas trois, réussit à contenir tout et son contraire; les félicitations d'apparence nettes et une ironie sous-jacente, dans la mesure où le terme convaincant offre au décrypteur averti de la langue française une interprétation littérale et une interprétation "subliminale", celle par laquelle on ironise sur l'efficacité du système électoral en vigueur pour la présidentielle russe, puisqu'il permet, le rendant de la sorte "convaincant", de donner une majorité écrasante au candidat du pouvoir... Est-ce à Jean-Daniel LEVITTE, homme réputé dans les chancelleries pour son brio ou au Président lui-même, qui goûterait ainsi, osera-t-on dire soudain ?- aux joies du langage diplomatique ciselé, que l'on doit cet exercice de style assez remarquable ?
 
Nous le le saurons pas de sitôt sans doute mais ce que l'on sait, à l'inverse, c'est que le chef de la diplomatie française, lui, l'excellent Bernard KOUCHNER, qui se présume papa du Kosovo libre et s'érige en héros, pêle-mêle, des belles causes humanitaires et morales tout autant que de l'alignement atlantique au Proche-Orient, en Iran, en Irak ou ailleurs, déclarait au même moment, à propos du même évènement, que nous venions d'assister à une élection qui se rapproche du stalinisme : 
 
"Le scrutin, a-t-il déclaré, s'est déroulé à la russe avec une victoire qui était annoncée et les deux hommes sur la Place rouge, c'était un spectacle assez édifiant de la nouvelle Russie. (...)  je crois qu'il est incontestable que la Russie vote très majoritairement et avec des chiffres très étonnants, pas encore staliniens mais 70% c'est pas mal (...).

On le voit, le french doctor a des potions diplomatiques à faire mourir un malade... Les relations entre la France et la Russie, ne sauraient se résoudre à des fluctuations inhérentes à l'appréciation par l'occupant du quai d'Orsay  de la réalité des processus démocratiques qui s'y déroulent. La Russie millénaire a connu moins de 25 ans à ce jour d'une démocratie très relative, ce qui devrait inciter à la pondération dans le commentaire un ministre français.
 
Sans doute n'a-t-il pas pris le temps d'un coup de fil avec l'Elysée...  

 

 

- Publié dans : Politique internationale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 27 février 2008
La campagne pour les élections municipales fait l'objet de nombreux articles, analyses et commentaires dnas les médias, focalisés sur les villes, grandes et moyennes.

Pourtant, ce scrutin, plus encore que les précédents (1989, 1995 et 2001) est un révélateur de la lutte pathétique parfois, acharnée souvent, dérisoire quelquefois, mais toujours sympathique que mènent les habitants des villages français pour assurer la survie, la continuation des modes de vie ruraux.

Où que l'on porte son regard, que ce soit aux portes mêmes de Paris, à 80 kilomètres de la tour Eiffel, dans le sud Seine-et-Marne ou dans l'Aisne, que ce soit dans le Doubs, dans la Mayenne, la Creuse, le Puy-de-Dôme ou dans l'Ariège, partout de vieux maires octogénaires, dévoués depuis des lustres à  leur communauté villageoise, souvent réduite à quelques dizaines d'habitants, repartent pour un nouveau mandat, malgré l'âge, malgré eux, parce qu'il n'y à plus assez de forces vives pour prendre la relève, parce que les jeunes, contraints à l'exode, ne sont plus la qu'épisodiquement, dans l'impossibilité d'assumer une fonction de maire.

Dans d'autres, là où des générations de femmes et d'hommes ont combattu au fil des siècles contre les fléaux d'autrefois, qui menaçaient leur existence même, famines, peste ou choléra, guerres et pillages, celles-ci se mobilisent désormais contre la mort lente, agissant avec l'énergie du désespoir pour que le seuil de population en-deçà duquel se perd la classe unique de l'école, disparait le café-épicerie, ou l'employé à temps partiel de la commune ne soit pas atteint.

Ils se battent, forment une liste, la dernière liste peut-être, que les électeurs ont composée ensemble, dont ils écriront chaque nom, à la main, sur un bulletin vierge, le jour de l'élection et dont la lecture, au dépouillement, vaut quasiment recensement du village !


Janvier, février 2008, au retour du bois, de la traite, des vignes ou de la chasse, sont des mois de pessimisme et d'euphorie mêlés, au cours desquels on réfléchit ensemble à un devenir commun mais où l'on fait le rappel des disparus; où l'on fait le maigre compte des survivants en rentrant des coteaux, longeant telle vigne qui n'a de longue date plus connu de taille et est gagnée par les ronces, depuis la mort du vieux vigneron, résistant obstiné à l'arrachage...

C'est comme cela, dans tant de communes françaises, que se vivent les élections municipales : comme un dernier combat, comme l'avant-dernier peut-être ou l'antépénultième avec un peu de chance, là où aucun anglais n'achète, là où personne n'emprunte plus, régulièrement, la petite départementale pour revenir embrasser une mère, au visage parcheminé, qui revient du potager et vous attend, si fière de vous savoir là-bas, en ville, installé; parce qu'elle aussi n'est plus qu'un souvenir, si tendre...

Par Michel VIALATTE - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

Texte libre

Charte du blog

Vialattenblog, le blog de Michel Vialatte est destiné à être un espace de réflexion partagée et d’échanges, crée par un particulier.

Sa vocation est de permettre aux internautes qui le fréquentent d’apporter leur contribution aux questions et sujets traités dans les articles publiés.

Ce blog n’étant pas un espace de communication ouvert à la polémique, un modérateur ( le blogmestre ) est susceptible de supprimer tout commentaire qui ne serait pas en relation avec l’article qu’il commente, qui relayerait une publicité, un message de propagande pur ou qui se révèlerait contraire à la loi.

Par ailleurs l'éditeur et directeur de publication de ce blog est susceptible de signaler aux autorités compétentes, dès qu’il prend connaissance de sa mise en ligne, tout commentaire dont le contenu contreviendrait à la loi.

Enfin, l’auteur de commentaires peut à tout moment demander par e-mail que ses commentaires sur ce blog soient supprimés.

Le directeur de la publication du Blog est Michel VIALATTE.

L’hébergeur du blog est over-blog.com, marque déposée à l’INPI, propriété de JFG Networks, immatriculée au RCS de Créteil sous le n° 480 170 240,

En application de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée le 6 août 2004 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, chaque internaute dispose des droits d’opposition (article 26 de la loi), d’accès (article 34 à 38 de la loi) et de rectification (article 36 de la loi) des données le concernant. Ainsi, il peut exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations le concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, ou dont la collecte ou l’utilisation, la communication ou la conservation serait interdite. Chaque internaute peut exercer ces droits en écrivant au directeur de la publication à l’adresse e-mail suivante : michelbertrand_vialatte@yahoo.fr

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus